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AVC, AIT et après ...

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HISTOIRE DE MON AIT

 

Cette histoire n’est pas un roman, ni une science-fiction. Mais simplement mon histoire. L’histoire de ma vie d’aujourd’hui, l’histoire de mon combat de tous les jours que je n’ai pas choisi mais que la pathologie des suites d’un AVC m’impose.

 

C’est une tranche de ma vie, de notre vie de couple mais aussi de notre famille.

 

Pour écrire tout ce parcours, je me suis appuyé sur mes souvenirs très présents. Chaque AVC est différent en fonction de la ou des zones touchées.

Je me suis également servi des dossiers médicaux.

Chose importante, ni mon épouse, ni moi, ne connaissions  les symptômes d’un AVC ou d’un AIT

Nous découvrirons les spots publicitaires montrant les symptômes d’un AVC à la télévision lors de mon séjour au centre de rééducation. Si nous avions vu cela avant, les choses auraient sûrement été différentes pour moi. Nous aurions eu le bon reflex.

Mes premières pensées vont vers mon épouse, qui m’accompagne au quotidien dans mon combat depuis  le 7 juin 2013 (date de mon AVC).

QUE S’EST-IL PASSE ?

 

Tout commence le 7 avril 2013.

Il fait une belle journée, le dimanche avec Pierre nous partons faire une randonnée cycliste à Blois (41) un circuit de 90 km, ma première grande sortie en vélo.

Nous partons à 07h00 de Saint-Aignan en vélo pour rejoindre le départ du circuit à Blois. Pierre, lui est cycliste confirmé, il me conseille, c’est mon « coach » en quelque sorte, car cela ne fait qu’un an que je pratique ce sport, j’étais coureur à pied.

Je suis content car cette sortie sera d’environ 150Km au total avec le trajet aller-retour, une belle étape pour moi.

Tout va à merveille, pas de pluie une superbe ambiance. Le circuit terminé, nous voilà sur le retour.

J’arrive à 13h00 à la maison content de matinée. Une moyenne horaire à 29Km/H environ bien pour moi. Une bonne douche, un repas léger et ensuite canapé, non pas pour la sieste, il y a Paris Roubaix à regarder, eux sont pro !

Comme il fait toujours beau temps et que la course est finie, nous décidons avec mon épouse d’aller marcher dans les champs au-dessus de la maison, il y a des vignes et des chevreuils.

 

Devant nous apercevons mes voisins (Michel et Béa) nous accélérons le pas pour les rattraper.

Michel me dit : « tu faisais la sieste ? »

Non je regardais Paris Rouououou….

Et là, impossible de terminer ma phrase, je trébuche, ma jambe gauche se dérobe. C’est la chute.

Au sol impossible de parler, je n’arrive plus à coordonner mes mouvements, mes lunettes sont au sol et je ne parviens pas à dire à mon épouse de les ramasser. Je ne sais plus parler…..

Panique, qu’est qui m’arrive ?

Mon épouse m’oblige à rester allongé de toute façon, je ne peux pas me relever.

Michel dit : «  attends-je vais chercher mon téléphone « 

Béa et mon épouse restent avec moi sans comprendre. Elles sont inquiètes

A son retour Michel appelle les pompiers.

Il s’écoule encore quelques minutes, je suis toujours allongé au sol. J’entends le deux tons des pompiers, ils arrivent.

Ceux-ci me placent sur une civière en demandant à mon épouse ce qui s’est passé.

Me voilà parti vers l’hôpital de R. - procès en cours -

En chemin j’ai retrouvé la parole et explique au pompier resté à mes coté ce qui s’est passé.

Mon épouse ne connaissant pas encore bien la région, ça fait 1 an que nous sommes installés, Michel prend sa voiture et suit l’ambulance. Pour moi tout va bien je parle normalement, ne ressent rien d’anormal.

Après environ 40 minutes de route, nous arrivons aux urgences.

Je suis pris en charge immédiatement.

Ma 1ère hospitalisation

 

Me voilà allongé sur un lit à ré expliquer ce qui m’est arrivé.

Mon épouse attend dans le couloir avec Michel.

Va commencer pour moi une longue série d’examen (scanner, prise de sang, electro cardiogramme) La totale quoi….

Le médecin urgentiste (c’est une femme) dit à mon épouse : il y en a pour au moins deux heures à attendre pour avoir les résultats.

Mon épouse demande à Michel : tu me ramènes à la maison je reviendrais avec ma voiture, je ne vais pas te faire attendre ici.

Et hop ! C’est parti pour le scanner, ensuite prise de sang et électrocardiogramme.

A mon retour en salle, l’infirmière me dit : « il faut que je faxe vos résultats car j’ai un doute ! » Quel doute ma question reste sans réponse ?

J’attends anxieux mais sans plus, je suis entre les mains de médecins. Je regarde les informations, il est 20h15 environ.

A son retour le médecin me dit : Rien M. Brivet, vous pouvez vous habiller et rentrer chez vous. Je ne pose pas de questions, je suis avec des professionnels.

Je me dirige vers la salle d’attente, je remarche normalement, je ne ressens rien, mais que s’est-il passé « là-haut? » ?

Mon épouse arrive, il est déjà tard presque 21h30. Alors ?

Rien je n'ai rien, je suis libre.

Aucun médecin de présent pour répondre aux éventuelles questions de mon épouse.

Nous repartons vers la maison. Mon épouse a pris soin de me faire un casse-croûte, l’émotion à été grande et j’ai faim.

Dans ma tête je me dis sûrement un léger malaise.

Les jours suivants,  je reprendrai mon train train quotidien.

Le lundi soir, j’ai eu ma fille C. au téléphone, elle est aide soignante.

Je lui raconte mon aventure et là, elle me dit Papa tu as fais un AVC ? Non non les médecins n’ont rien dit, tout va bien.

Un AVC mais c’est quoi ce truc…je ne connais pas !

Direction l’ordinateur pour voir de quoi il s’agit.

A la vue des symptômes décrits, tient ça ressemble étrangement à ce qui m’est arrivé quand même. Bon les médecins ne seraient pas passés à côté de quelque chose, ils n’ont rien trouvé, donc je suis confient. (peut-être trop d’ailleurs, je l’apprendrai à mes dépends par la suite)

Par acquis de conscience, je prends rendez-vous avec mon médecin traitant et explique ce qui s’est passé.

M. Brivet, vous étiez à l’hôpital, vous avez eu tous les examens, ils n’ont rien trouvé alors tout va bien. Me voilà rassuré, ouf. !

Je peux vivre normalement rien de grave, c’est confirmé.

Peut être que je m’inquiète pour rien.

Les jours, les semaines passent j’ai repris toutes mes activités normalement, tondeuse, sortie vélo … Jusqu’au jour où … tout bascule de nouveau. Deux mois plus tard, jour pour jour, un AVC me cueille et direction l’hôpital.

 

Trois ans séparent ces deux photos.

Ne désespère jamais, tu peux toi aussi remarcher un jour

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