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Bonjour,

Tout d'abord laissez moi me présenter: Florence 45 ans, mariée, mère d'une fille de 14 ans et fonctionnaire.

 

Un lundi 1er Novembre 2016 un mal de tête me prend dans la nuit: effroyable !

 

Jour férié. Pas de cabinet ouvert.

Donc en désespoir de cause on fait le 15. Après avoir exposé le problème, on me dit de contacter un docteur. On explique que les docteurs ne répondent pas et que c'est la raison pour laquelle nous avons fait le 15 . Devant l'insistance de l'opérateur à nous voir appeler un médecin de ville nous raccrochons et nous appelons SOS médecin.

 

Enfin 2 heures après un docteur arrive à la maison m'ausculte et déclare que j'ai les sinus bouchés.

Il me donne lama mine des anti-inflammatoires et un spray nasal.

 

Le jeudi, je reprend le travail. Je n'en peux plus. J'appelle dans un cabinet proche de chez moi pour un rendez vous en expliquant le motif de ma consultation et le rendez vous est pris pour le vendredi soir à 19h00.

Dans la salle d'attente une vague de fourmis me prend la main puis se répand monte dans le bras, descend sur le flanc gauche , la jambe puis remonte sur la poitrine et le visage et s'arrête sur ma joue.

Ce fut rapide et déconcertant !

En même temps je sens que je m'engourdis. Ce n'est pas normal. La panique quand je veux parler et que rien ne sort.

J'essaie d'alerter les autres patients mais ils sont dans leur bulle et difficile d'imaginer ce qui m'arrive. Le docteur vient chercher une patiente, impossible de bouger ni de parler.

Et puis cette vague qui me fourmillait disparaît comme elle est venue !

 

Quand je rentre dans son cabinet enfin je lui dis avec un phrasé tremblant « Docteur je viens pour une migraine mais là dans votre salle d'attente il m'est arrivé un truc de ouf , j'ai un problème cérébral, j'ai une tumeur ! » Oui je sais, je fais dans la demi mesure...

Bref il m'ausculte avec un examen neuro classique et il conclue « vous avez sans doute les sinus bouchés je vous donne un spray nasal et lundi vous me rappelez si ça ne va pas mieux ».

Véridique.

Donc je rentre.

 

Le passe un samedi au fond du lit dans un état catastrophique et

le DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2016 matin à 8h00

mon mari me conduit aux urgences de l'hôpital de ma ville.

Et là tout s'enchaîne.

 

A l'accueil au fur et à mesure que je racontais mon histoire, je voyais les blouses blanches se décomposer.

On m'a fait rentrer mis sur un brancard fait faire des prises de sang passer un IRM à 18h et à 19h le verdict tombait: thrombophlébite cérébrale.

 

Donc soins intensifs, mise sous anti coagulant puis sortie dans le service neuro pour aller dans une chambre « normale ».

Il faut que je précise que mon papa est décédé dans ce service quelques mois plus tôt: parkinsonien avec une fin de vie des plus avilissante.

 

Pendant mon hospitalisation , à trois reprises j'ai vécu les mêmes sensations décrites plus haut.

Deux fois à gauche avec une atteinte de la motricité de la jambe gauche et

Une fois à droite, de nuit .

Quand j'ai appelé l'infirmière de nuit à chaque fois, elle a appelé le docteur de garde qui a dit que ce n'était pas grave.

Comme j'insistais l'un d'entre eux a fait une recherche sur l'épilepsie qui s'est avérée négative.

Puis le Chef de service, un jour, m'a dit que je pouvais sortir!!

 

De retour à la maison j'ai appris à gérer l'anticoagulant, l'INR instable, la fatigue, cette sensation de me traîner.

Et puis comme si ce n'était pas assez, j'ai fait un zona ophtalmique, et mes douleurs de polyarthrites rhumatoïdes se sont réveillées avec une violence comme jamais.

Donc traitement pour le zona, je me suis fais également portée, et méthotrexate pour la PR.

Et dans tout ça quid du psychique: dans les chaussettes !

Donc sur les conseils d'une collègue de travail, je suis allée voir une psy qui traite selon deux méthodes :

la méthode TIPI et l'EMDR.

 

Je précise que j'ai à ce jour repasser un IRM attestant du débouchage de la veine au cerveau, que je ne suis plus sous anticoagulant, que je prends toujours du métho. Je suis en mi temps thérapeutique 50% pour 6 mois et que je pense conserver un aménagement de mon temps de travail pour une durée totale de un an.

Florence Augé
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