Bonjour à tous !

 

Aujourd’hui, je prends le clavier pour vous raconter mon AVC, ce bouleversement,

cette tempête !

Moi (Aurélie), j’ai 32 ans, 2 enfants (7 et 2 ans), un homme et un chat (ahahah). Je

suis maman au foyer. Bref, une vie normale, rien de trépidant quoi ! Ah oui, à la

base, je suis migraineuse, et souvent ça me prend derrière les oreilles, la nuque, puis

une grande barre au niveau des yeux.

Tout a commencé dans la nuit du 26/02/2020 au 27/02/2020. J’ai été prise de

violents vertiges. Quelque chose que je n’avais jamais eu.

Ces vertiges me donnent des nausées, puis vomissements. Dés que j’ouvre les yeux

ou j’essaie de bouger, ne serait ce que la tête, je pars en vrille.

Cette nuit-là, je suis restée 3 heures la tête sur la cuvette, dans une certaine position.

Celle qui ne me faisait pas partir dans les vertiges.

Puis, les vertiges se sont estompés, j’ai réussi à retourner me coucher.

Le jeudi 27/02/2020, c’est les vacances scolaires, mes 2 enfants sont à la maison.

Mon conjoint part travailler. Je suis seule avec eux, mais la journée se passe

presque bien. Les vertiges ne sont quasi plus là, les vomissements non plus. Je ne

me sens pas bien, mais mieux que cette nuit.

Je mets ça sur le compte que j’ai trop mangé de biscuits apéritifs, et que mon

estomac ne supporte pas. Donc pour palier à ce soucis, je mange léger le soir : un

bouillon de pâtes avec un tranche de jambon.

La nuit se passe relativement. Quand tout à coup, je suis réveillée par des vertiges

encore plus violents que la veille. J’en appelle même au secours. Il était 8h00.

Je cris « a l’aide, au secours », c’est tellement déroutant d’en arriver là ! Quand je

parle de tempête, c’est pour ce moment-là. C’est quelque chose d’inconnu. On ne

comprend pas ce qu’il se passe dans notre corps. Les vertiges étaient tellement forts

que j’aurais pu trouer mon matelas, et même le sommier. C’était horrible.

Mon conjoint, qui est ambulancier, décide d’appeler le SAMU. Celui-ci ne veut pas se

déplacer (vacances et Coronavirus). Le SAMU lui répond qu’il doit m’emmener vers

un médecin. Il suit donc les recommandations, mais le médecin ne peut se déplacer.

Au bout de 30 minutes et voyant mon état se dégrader, il rappel le SAMU. On lui a

raccroché au nez. Nous confions les enfants à notre voisine.

C’est lui qui m’amènera aux urgences de notre ville. A ce moment-là, je ne marche

pas. J’en suis incapable avec les vertiges.

Je suis prise en charge à mon arrivée, vers 10h30. Les examens basiques sont faits.

Le médecin urgentiste dit à mon conjoint que je sortirais dans l’après-midi, qu’il doit

rentrer pour les enfants.

 

Mon état ne va pas mieux. Je suis toujours là mentalement, mais physiquement c’est

l’enfer ! Je suis prostrée en position fœtale, je ne bouge pas, et je vomis toutes mes

tripes. J’en implore à ce que tout s’arrête ! Mon conjoint m’appelle à 14h30. Mais rien

ne bouge.

Vers 15h00, le médecin décide de me faire passer une IRM. Je passerais à 15h30.

Tout a été difficile, à chaque mouvement, me déplacer sur la table d’IRM, me

remonter, tout me faire vomir, tous ces déplacements, mouvements, mes vertiges

s’accentuent. Pendant l’IRM, j’ai dû leur demander d’arrêter, car j’avais envie de

vomir. Ils voulaient arrêter au bout d’un moment car ils ne trouvaient rien. Mais ils ont

quand même poussé l’examen jusqu’au bout.

Une fois l’IRM terminée. Des précautions ont été prises avec moi. Je ne devais plus

bouger. Tous les gestes de déplacement (de la table IRM à mon lit) étaient faits par

les soignants. Je n’ai relevé ce détail que plus tard.

C’est vers 17h que le médecin viendra me dire ce qu’ils ont vu. Une dissection de

l’artère vertébrale gauche. C’est tout ce qu’elle me dira. Elle a fait appel a des

confrères dans un hôpital qui s’y connait.

En fait, dans ma ville il n’y a pas de neurologue, pas de service dédié dans l’hôpital.

Je suis transférée, et arrive a 18h30 dans un hôpital universitaire. J’arrive d’abord en

salle de déchocage. J’ai envie de dormir, j’en ai marre de mes vertiges, des

vomissements, je suis EPUISEE !

On me fait faire des exercices, on me touche le visage, les bras. C’est à ce moment

que je ressens des picotements sur le bout des doigts, mais aussi au niveau du

visage.

On me fait monter en chambre, sans savoir quel service, sans savoir tout court. Dans

a demi-heure, le médecin de garde viendra me dire que j’ai fait un AVC ischémique

dans la région du cervelet.

Un AVC à l’âge de 32 ans, putain ce n’est pas possible, c’est habituellement

que sur personnes âgées !

J’ai mis 48h à ne plus avoir de gros vertiges et à remanger !

Aujourd’hui je n’ai que peu de séquelles. Une légère instabilité sur mon côté droit.

Une fatigue, comme beaucoup. Je m’aperçois que parfois ma main droite a du mal,

pareil pour la mémoire, je radote souvent, j’oublie ce qu’on me dit rapidement. Est-ce

des séquelles causées par la fatigue ?

Je reste dans un flou artistique sur mon Accident Vasculaire Cérébral. Je lis

beaucoup de témoignage sur les groupes Facebook, ou sur les sites internet.

J’apprends ce qu’est l’AVC et une dissection de l’artère vertébrale !

Si vous êtes là, je vous souhaite du courage et de ne pas baisser les bras !

Aurélie Amblard
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